31/08/2008
"Embrasser le garçon sur la bouche..."30/08/2008elle est féroce, celle-là...un grand classique de Guidoni : Je marche dans les villesenfin la version françaisedepuis le temps que je la recherchais, celle-là...un tube torride vu dans Bonsoir les clips, il y a bien longtemps... (Belouis some, Imagination)29/08/200826/08/200822/08/200818/08/200802/08/2008"Ode" de Valéry LarbaudPrête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement soutenu à travers l'Europe illuminée,
O train de luxe ! et l'angoissante musique,
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth,
Mêlant ma voix à tes cent mille voix, O Harmonia-Zug !
J'ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,
Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.
On glissait à travers des prairies où des bergers
Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,
Etaient vêtus de peaux de moutons crues et sales...
(Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice
Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)
Et vous, grandes places à travers lesquelles j'ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium,
La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède !
Prêtz-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn, prêtz-moi
Vos miraculeux bruits sourds et
Vos vibrantes voix de chanterelle ;
Prêtez-moi la respiration légère et facile
Des locomotives hautes et minces, aux mouvements
Si aisés, les locomotives des rapides,
Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d'or
Dans les solitudes montagnardes de la Serbie,
Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses...
Ah ! il faut que ces bruits et ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D'enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.  |
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